CONTACTEZ NOUS AU 04 76 77 23 08
NOUS ÉCRIRE

Mon panier
Aucun article

Contention femme classe 1

Contention femme classe 1

Le bas de contention, ou collant de contention, consiste en un dispositif médical servant à favoriser le retour veineux et le soulagement des symptômes des jambes lourdes, des gonflements, des varices, des œdèmes et des phlébites. Pour ce faire, les collants de contention sont alors conçus afin de pouvoir exercer une certaine pression dégressive sur toute la longueur des jambes.

 

Attention à ne pas confondre les collants de contention et les collants de compression. La compression permet surtout d’exercer une pression constante sur la jambe, au repos ou en action, tandis que la contention agit uniquement sur la jambe qui est en action.

 

Qu’est-ce que le collant de contention ?

Les bas de contention, ou collants de contention constituent la base du traitement des maladies veineuses qui affectent la partie inférieure du corps, et plus précisément les jambes. Son utilisation est notamment indiquée dès l’apparition des premiers symptômes.

 

S’agissant de dispositifs médicaux, les collants de contention sont alors composés d’un textile médical élastique qui exerce une pression continue sur les jambes en action, afin de favoriser la circulation sanguine. L’action du collant de contention permet alors de limiter la dilatation des veines, améliorant ensuite le retour du sang vers le cœur.

 

La pression exercée par le collant permet également de réduire les fuites capillaires et améliore le drainage lymphatique (favorisant la circulation de la lymphe dans le réseau lymphatique).

 

Quand est-il nécessaire de porter des collants de contention ?

Les collants de contention sont indiqués pour le traitement des personnes souffrant d’une insuffisance veineuse, de varices et plus généralement pour aider dans le soulagement des douleurs et des symptômes liés aux jambes lourdes.

 

Plus précisément, le collant de contention peut être utilisé dans les cas suivant :

-Premièrement, comme mesure de prévention de l’apparition d’une thrombose veineuse. Il s’agit d’une obstruction veineuse d’un vaisseau superficiel ou d’un vaisseau profond, pouvant provoquer un œdème important et un retentissement sur la peau.

-Deuxièmement, le collant de contention peut servir de mesure de prévention ou de traitement d’un ulcère de jambe. Il s’agit d’un problème qu’une personne rencontre généralement lorsque sa peau a souffert d’une hyperpression veineuse chronique pendant plusieurs années, entraînant alors la formation d’un trou dans la peau. Cette plaie peut ensuite rencontrer une certaine difficulté à cicatriser si elle n’est pas soumise à une contention veineuse très forte.

-Troisièmement, comme mesure de prévention d’une phlébite. Lorsque celle-ci présente des risques.

 

Comment choisir ses collants de contention ?

Les collants de contention correspondent à des dispositifs médicaux, dont l’automédication est fortement déconseillée.

 

En effet, les collants de contention sont prescrits par un médecin afin d’être adaptés selon le type de maladie veineuse, son stade d’évolution et la morphologie du patient. Le médecin chargé de prescrire les collants est le phlébologue et le patient devra obligatoirement passer un examen clinique et une échographie doppler pour connaître la contention qui lui conviendra le mieux.

 

En l’absence d’ordonnance médicale spécifique, le choix du collant de contention se fera donc selon le type de collant le plus confortable à porter. Toutefois, ce type de contention est conseillé à retirer la nuit avant de dormir.

 

Quelle classe choisir selon la force de pression ?

Les collants de contention existent selon 3 forces de pression exercée sur les jambes, allant de la classe 1 à la classe 3.

 

La classe 1 exerce un niveau de pression équivalent à la compression apportant du maintien et du bien-être. Cette classe a pour but de servir de simple prévention contre l’insuffisance veineuse.

 

Elle exerce notamment une pression allant de 10 à 15 mmHg (millimètre de mercure) et permet de soulager les symptômes des jambes lourdes, les fourmillements et les impatiences.

 

Il existe ensuite la classe 2 qui est la classe de contention la plus souvent prescrite en France, selon la norme AFNOR (Association Française de Normalisation).

 

Cette classe correspond à une pression située entre 15 et 20 mmHg. Elle permet de prévenir des troubles veineux les plus communs et de traiter l’insuffisance veineuse commune, dont les symptômes se présentent comme suit : varices, troubles fonctionnels (jambes lourdes, etc.), problèmes liés à la grossesse, en post opératoire et suivant une intervention chirurgicale de phlébologie et de sclérothérapie, voyages en avion de plus de 4 heures, etc.

 

Pour finir, il y a la classe 3 qui permet de traiter les troubles de circulation sanguine sévères, pouvant mener à une phlébite. Cette classe exerce notamment entre 20 et 36 mmHg et peut contrer les problèmes de varices de plus de 3 mm, les œdèmes et la thrombose veineuse.

 

Quelles sont les précautions d’emploi des collants de contention ?

Il est important de savoir qu’un collant de contention inadapté peut facilement devenir inefficace, voire engendrer des effets négatifs sur la circulation sanguine et sur la qualité de vie d’un patient.

 

Lors de la consultation et de la prescription par le phlébologue ou du retrait chez le pharmacien, il sera notamment important de vérifier :

 

-Que les mensurations des jambes ont été correctement prises au niveau de différents points : pointure, tour de cheville, tour du mollet, hauteur sol-limite supérieure afin de déterminer la bonne taille du collant.

-Que les modalités d’enfilage, de pose et de port sont bien expliquées par chaque intervenant : le phlébologue, l’infirmière, le pharmacien, etc.

 

Qu’en est-il des contre-indications au port des collants de contention ?

Il existe des contre-indications absolues du port de collant de contention et de la compression médicale qui sont :

-La phlegmatia cœrulea dolens : une phlébite bleue douloureuse avec compression artérielle.

-La microangiopathie diabétique évoluée concernant la compression de plus de 30 mmHg.

-La thrombose septique.

-L’Artériopathie oblitérante (correspondant à une atteinte obstructive des artères) des Membres Inférieurs (AOMI) avec un indice de pression systolique inférieur à 0,6.

 

Ensuite, une réévaluation régulière du rapport-bénéfice/risques s’impose en cas :

-de neuropathie périphérique évoluée ;

-d’intolérance aux fibres utilisées pour la fabrication du collant ;

-d’AOMI avec un indice de pression systolique évalué entre à 0,6 à 0,9 ;

-de dermatose suintante ou eczématisée.